Adrien Paul Batiga. 27 mai 2021. 14h par vidéo conférence

« Les nounous Africaines à Paris. Immigration féminine et travail domestique en France »

Elle a été dirigée par M. Didier LAPEYRONNIE, Professeur à Sorbonne Université et M. Aly TANDIAN, Professeur à Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal.

En raison des conditions sanitaires, la soutenance se tiendra en ligne.

Le jury est composé de :

Mme Christelle AVRIL, Maîtresse de conférences, EHESS
Mme Béate COLLET, Maîtresse de conférences HDR, Sorbonne Université
Mme Caroline IBOS, Maîtresse de conférences HDR, Université Rennes 2
M. Patrick SIMON, Directeur de recherche, Ined
M. Aly TANDIAN, Professeur, Université Gaston Berger

Résume de la thèse :

Cette thèse s’inscrit dans le cadre des migrations féminines transnationales. Avec le travail domestique de care comme porte d’entrée, elle tente de retracer la trajectoire migratoire et professionnelle de cette catégorie de femmes migrantes venues d’Afrique subsaharienne et travaillant dans la capitale française. L’objectif est de comprendre le processus d’intégration de ces femmes, à travers une forme particulière de travail : la garde d’enfants à domicile. Au-delà du travail domestique en lui-même, c’est la construction d’une identité, jalonnée par toutes les bifurcations inhérentes aux parcours migratoires, qui constitue l’enjeu central.
A travers une enquête qualitative qui allie entretiens, observations et données photographiques, nous avons reconstruit les carrières migratoires de ces femmes depuis leur pays d’origine. Ensuite nous avons étudié les conditions de leur arrivée en France ainsi que le processus par lequel elles s’engagent dans une carrière de nounous à domicile. Enfin, nous avons tenté d’appréhender ce que cette expérience professionnelle nous enseignait sur leur rapport à soi, sans jamais oublier la triple condition de ces acteurs qui sont femmes, noires et immigrées.
Le travail de soins aux enfants se donne ainsi comme une forme d’insertion par-le-bas, pour ces migrantes, de la même manière qu’on a pu le voir pour certaines formes d’emplois occupés par les migrants (hommes) et qui sont socialement peu valorisables. Enquêter sur les nounous africaines à Paris, c’est, de ce point de vue aussi, contribuer à une meilleure connaissance du devenir des femmes immigrées.

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